L’histoire du 31, allée de Chartres

L’histoire du 31, allée de Chartres

Au début du XVIIIe siècle, l’économie maritime entre de plein pied dans l’univers colonial et dans une croissance spectaculaire. Ce commerce, caractérisé par le fait que le roi ait accordé l’exclusivité de certaines parties du négoce à des compagnies, est principalement animé par une catégorie de personnes : les négociants. Le négoce porte non seulement sur les produits mais aussi sur les hommes, la traite.

I) Les négociants

Le milieu des négociants est souvent constitué par des clans familiaux dans lesquels les parents privilégient pour leurs enfants une formation sur le terrain basée sur les voyages. Etre négociant est le signe d’une certaine aisance financière mais aussi celui d’une reconnaissance sociale.

Origines sociales des négociants

Les négociants sont des personnes qui font du commerce en gros ; au XVIIIe siècle, on en retrouve dans tous les ports de France. Ils sont issus en général de famille de négociants et forment une catégorie de personnes puissantes et influentes dans les sociétés portuaires. Liliane Hilare-Pérez [1] indique que « Les négociants ont conscience d’appartenir à un groupe distinct de la société traditionnelle, comme ils l’expriment clairement à Marseille en revendiquant au début du XVIIIe siècle ce « nom de négociant ». Ni marchand, ni bourgeois, le milieu du négoce se caractérise par cette aptitude au renouvellement, par l’intégration des nouveaux venus, petits marchands enrichis dans le métier ou négociants étrangers à la place. La définition de l’identité ne se comptait pas dans les références nationales et les origines, fussent-elles religieuses, mais bien plus dans les clivages dictés par la puissance des capitaux et, partant, par l’esprit d’entreprise, les facultés individuelles et la maîtrise des réseaux. »

Les négociants des villes portuaires occupent fréquemment des rôles importants dans la gestion des villes. C’est ainsi que Charles Henry de La Blanchetais, négociant de Lorient, occupe des fonctions à la communauté de ville de Lorient, Délibérant en 1768 et Echevin électif en 1775 [2] .

Mais souvent, ils sont marchands mais aussi armateurs, propriétaires de navires et parfois constructeurs de navires. C’est ainsi que Geneviève Beauchesne [3] indique que la famille Arnous originaire de Nantes – les frères René et Nicolas – et le sieur de La Frété Bernard passent du commerce à la construction navale. Les frères Arnous continuent toutefois à armer des navires en parallèle à leur activité de constructeur. De même, Charles Henry de La Blanchetais construit, dans son chantier du Kernével près de Lorient, les navires qu’il arme pour le commerce [4] .

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